La chanson sur le coup de boule de zidane ; Zinédine Zidane, coup de boule et Serge Gainsbourg

Zidédine Zidane Médias : fermez la fabrique des héros !



La France entière a vibré derrière son équipe de football à la coupe du monde 2006 en Allemagne. Si nous en croyons les médias autorisés à médiatiser.
Je suis de la majorité du pays ! Ça arrive ! Celle n’ayant même pas suivi leur finale France-Italie (chiffre officiel : 22 millions devant des écrans).
Je l’ai appris le lendemain, la victoire de l’Italie, en fin d’après-midi, sur France-Inter... et son évènement : « le coup de boule » de Zidédine Zidane, lors de son dernier match officiel programmé. Un italien aurait insulté sa mère et sa soeur ! Et cela justifierait sa violence ! Expulsion naturellement. Puis défaite française aux tirs aux buts.

Jacques Chirac a voulu être le premier à montrer le mauvais exemple, recevant le fautif à l’Elysée, le consolant, ostensiblement à ses côtés. Il a sûrement regagné quelques points de popularité. Convier ainsi des footballeurs, c’est déjà leur accorder un statut usurpé de sommités... plus inspiré, il aurait retiré sa Légion d’honneur à ce numéro 10... puisqu’il la lui avait précédemment accordée !

Soutenu par ses « amis » (sponsors, télévisions accolés à son image), il proclame sa justification : il a été provoqué.
Des excuses, pas des regrets titrera L'Equipe.
Ses mots : « Ce que j’ai envie de dire, c’est que l’on parle toujours de la réaction. Forcément elle est punissable et elle doit être punie. Mais s’il n’y a pas provocation, il ne peut pas y avoir une réaction. Il faut sanctionner le vrai coupable, et le coupable, c’est celui qui provoque. » Mais aussi : « Je ne peux pas regretter mon geste car cela voudrait dire qu’il avait raison de dire tout cela. Je ne peux pas, je ne peux pas, je ne peux pas dire cela. »
Comme un écho au sophisme « banlieusien » où des sûrement fans continuent à justifier les voitures incendiées par les provocations de la police.

Dans Le Parisien, « son ami Djamel Debbouze » : « toujours aussi beau, aussi sublime, presque encore plus grand après ce geste ». Et il en appelle à Camus, « qui disait qu'il préférait sa mère à la justice. Eh bien Zidane préfère sa mère à la coupe du monde. J'aurais réagi comme lui. »
Comme Le Pen doit pavoiser ! Djamel Debbouze se situe entièrement dans sa logique de préférences...

Aucun journaliste pour simplement résumer : ce footballeur n’est pas à la hauteur du costume qu’on lui a taillé de référence, d’exemple. Il reste « la personnalité préférée des français » ! Les français ont besoin d’un héros.
Personne même pour en rire avec un aphorisme du genre « le Zidane comme le sanglier charge uniquement s’il est provoqué ».
Je pense à Bertolt Brecht « Malheureux les pays qui ont besoin de héros ».

Et son geste renforce « sa légende ». Même chez les politiques partisans de la tolérance zéro pour les délinquants...
Zidane l’icône des délinquants...
Combien vont désormais justifier leur violence par une référence à leur idole ? Il m’a regardé, il m’a provoqué, je l’ai tué, je suis comme Zidane... Si Zidane avait eu un couteau...

Quelques jours plus tard, « un jeune homme de 19 ans » est retrouvé assassiné au sous-sol d'un immeuble d'un quartier de Bobigny, un sac plastique dans la gorge et le visage tuméfié.
Les médias reprennent des « sources judiciaires » pour obtenir le mobile : la victime aurait tenu des propos « déplacés » sur une jeune femme. Dans un pays où le coup de boule d’une idole est excusable...

Quelques semaines plus tard, je découvre l’existence d’une autre idole, un ancien rugbyman, Cotillon, qui avait ramené d’une tournée en Afrique du Sud, un 357 Magnum (ses « copains » avaient « rigolé » selon les dépêches !). Il s’en est donc servi, un soir d’ivresse, pour buter sa femme.





accueil La chanson sur le coup de boule de zidane sur je ne suis pas Serge Gainsbourg

La chanson sur le coup de boule de Zinédine Zidane et Serge Gainsbourg